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0 Recensement des dégâts communiqués par les particuliers


Les résultats des déclarations de dégâts sont centralisés et comptabilisés par saison cynégétique, par département, par espèces et contribuent à composer le dossier de l'Association des piégeurs agréés qui sera communiqué à la DRIEE Ile de France pour les départements 75, 92, 93 et 94 (Paris Petite Couronne) pour qu'elle détermine les propositions de classement des espèces pour le prochain Conseil Départemental  de la Chasse et de la Faune Sauvage.

1 LE PIEGEAGE DES ESPECES SUSCEPTIBLES D\'OCCASIONNER DES DEGÄTS

Les Espèces (animales non domestiques) Susceptibles d'Occasionner des Dommages. (ESOD)

REGLEMENTATION RELATIVE AUX ESPECES ANIMALES NON DOMESTIQUES
SUSCEPTIBLES D'OCCASIONNER DES DOMMAGES

Suite à la loi de reconquête de la biodiversité d'Août 2016, le terme "Nuisibles" à été modifié par : E.S.O.D. « Espèces animales non domestiques Susceptibles d'Occasionner des Dommages ».

Qu'est-ce qu'une espèce « nuisible »

L'origine de l'expression « espèce nuisible » est à rattacher aux conséquences que certaines espèces peuvent avoir sur les activités humaines. Il en est de même des espèces végétales dites « mauvaises herbes ». Certaines populations ou individus d'espèces animales et végétales peuvent effectivement poser des problèmes, voire localement devenir indésirables, par rapport aux objectifs des êtres humains : cultures, élevages, préservation de l'habitation, santé, etc. Néanmoins le terme « nuisible » est connoté négativement et, nous préférons parler d'espèces pouvant poser problèmes. Le paradoxe est que l'apparition de problèmes de ce type est souvent une conséquence d'actions des êtres humains eux-mêmes.


Il existe au niveau National trois listes d'animaux susceptibles d'être juridiquement classés « nuisibles », en fonction des conditions locales, comptant 19 espèces (de 12 mammifères et de 7 oiseaux) sur quelque 670 espèces sauvages de France métropolitaine.

En soi, aucune espèce n'est nuisible, cependant, l'homme peut être amené à intervenir sur certains individus portant atteinte, ou susceptibles de porter atteinte, à l'un au moins des intérêts protégés (R 427-6 du Code de l'Environnement) ci-dessous :


- la santé et la sécurité publique
- la protection de la flore et de la faune
- les activités agricoles, forestières et aquacoles
- d'autres formes de propriété (sauf pour les espèces d'oiseaux).

Afin de limiter et prévenir les atteintes à ces intérêts protégés, les personnes qui interviennent sur ces espèces, telles que les piégeurs, remplissent une mission de régulation conformément à la réglementation.
La réglementation distingue trois catégories d'espèces susceptibles d'être classées « nuisibles » dans chaque département. C'est le ministre de l'Ecologie, ou le Préfet selon la catégorie d'espèce, qui inscrit les espèces d'animaux sur chacune de ces trois listes au regard de l'un au moins des intérêts protégés évoqués précédemment.

Il n'est pas question d'éradiquer une espèce, seulement de soustraire des individus qui causent des dommages !

Les espèces de la catégorie I (espèces non indigènes) sont classées « nuisibles » sur l'ensemble du territoire métropolitain par le Ministre (en raison de leur caractère envahissant portant atteinte à la faune et la flore).


Pour les espèces de la catégorie II (renard, mustélidés, corvidés, etc.), dans chaque département, la Fédération Départementale des Chasseurs aidée d'autres acteurs (piégeurs, organisations agricoles...) collecte pendant trois ans les déclarations de dommages causés par la petite faune, les relevés de capture et observations, etc. afin de constituer un dossier représentatif de la situation du département, justifiant :
- la présence significative de l'espèce dans le département et la présence d'intérêts à protéger
- ou une connaissance d'atteintes significatives aux intérêts protégés (déclarations de dommages).
Le Préfet établit alors une proposition de liste départementale qu'il adresse au Ministère, décisionnaire final. La liste est établie pour 3 ans et concerne pour chaque espèce, tout ou partie du département.
En l'absence de données suffisantes pour une espèce dans un département, le Ministre peut ne pas l'inscrire sur la liste des espèces « nuisibles » au cours des trois ans à venir (Du 1er juillet de la première année au 30 juin de la troisième année).


Pour les espèces de la catégorie III (sanglier, pigeon ramier, lapin), si les particularités locales le nécessitent, le préfet de département peut, après avis de la CDCFS, prendre un arrêté définissant les espèces classées « nuisibles », les périodes, les modalités de destruction et délimite les territoires concernés en justifiant cette mesure par l'un au moins des motifs de classement retenus par la législation.
Ainsi, le classement « nuisible » d'une espèce des catégories II et III peut donc concerner soit l'ensemble du département, soit certains cantons ou communes, voire des territoires particuliers (ex. 1 : en zone de montagne, ex. 2 : tout le département sauf les communes infestées de campagnols, etc.).
Pour connaître les espèces classées nuisibles sur le territoire où vous souhaitez piéger ou pratiquer la destruction, ainsi que les périodes et modalités de destruction, il vous faut donc consulter :

Les arrêtés ministériels suivants :
- arrêté du 2 septembre 2016, fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces non indigènes d'animaux classés nuisibles (catégorie I) sur l'ensemble du territoire métropolitain (et rendant leur contrôle par la chasse possible) ;


- arrêté du 30 juin 2015 fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces indigènes d'animaux classés nuisibles (catégorie II) ;


- arrêté du 3 avril 2012 relatif au classement nuisible des espèces de la catégorie III (espèces susceptibles d'être classées nuisibles par arrêté du préfet) ; arrêté précisant la ou les espèces de la catégorie III classées nuisibles (lapin de garenne, pigeon ramier, sanglier).
La réglementation applicable aux opérations de piégeage aborde exclusivement la destruction des animaux d'espèces non domestiques susceptibles d'occasionner des dommages sur la base des « Droits des particuliers ».


Les espèces susceptibles d'être classées nuisibles dans les Départements de Paris Petite Couronne :

• Le 1er Groupe : A.M. du 30 Juin 2015

Regroupe ces 6 espèces "exotiques" invasives et fait l'objet d'un classement nuisible par arrêté Ministériel pérenne.
1. Le Chien Viverrin
2. Le Raton Laveur
3. Le Vison d'Amérique
4. Le Ragondin
5. Le Rat Musqué
6. La Bernache du Canada

• Le 2ème Groupe : A.M. du 30 Juin 2015

Regroupe ces 10 espèces autochtones et fait l'objet d'un classement nuisible par Département par arrêté Ministériel triennal.

1. Le Renard roux (Piégeage interdit à Paris Petite Couronne)
2. La Belette (Piégeage interdit à Paris Petite Couronne)
3. La Fouine
4. La Martre des Pins (Piégeage interdit à Paris Petite Couronne)
5. Le Putois (Piégeage interdit à Paris Petite Couronne)
6. La Corneille noire (Piégeage interdit à Paris Petite Couronne)
7. Le Corbeau freux (Piégeage interdit à Paris Petite Couronne)
8. La Pie bavarde (Piégeage interdit à Paris Petite Couronne)
9. Le Geai des chênes (Piégeage interdit à Paris Petite Couronne)
10. L'Etourneau sansonnet (Piégeage interdit sauf en Seine St Denis)


• Le 3ème Groupe : A.P. du 3 Juillet 2015

Regroupe ces 3 espèces autochtones "dommageables" et fait l'objet d'un classement nuisible par arrêté Préfectoral annuel.

1. Le Sanglier (Piégeage interdit)
2. Le Lapin de garenne
3. Le Pigeon ramier (Piégeage interdit)



Régulation des animaux classés nuisibles
La notion d'animal nuisible n'a de sens qu'au regard du droit.
En termes biologiques, il n'y a pas d'animaux nuisibles. Simplement des animaux qui, lorsqu'ils sont trop nombreux, causent des dommages aux activités humaines et des déséquilibres au sein de la faune sauvage.
La régulation des espèces classées nuisibles, appelée destruction, est dans l'esprit et la pratique une forme de chasse à des périodes et avec des moyens particuliers.
Le droit de destruction appartient en règle générale au propriétaire et au fermier. Ils peuvent le déléguer par écrit à la personne de leur choix.

LE PIÉGEAGE

Le piégeage ne peut être pratiqué que par des piégeurs agréés, à l'exception du piégeage avec des boîtes du ragondin et du rat musqué.
L'agrément est délivré, par le Préfet, aux personne ayant reçu une formation spécifique.
Tout piégeage, quelque soit le type de piège utilisé, doit impérativement faire l'objet d'une déclaration préalable à la mairie de la commune sur laquelle on souhaite opérer.
Le piégeage peut être pratiqué avec des boîtes ou des cages-pièges prenant les animaux vivants et sans traumatisme physique. Ces boîtes peuvent rester tendues le jour et la nuit.
Les boîtes et les pièges qui tuent doivent être visités tous les matins, quelle que soit l'heure.
Les pièges qui prennent l'animal par une partie du corps sans le tuer doivent être visités dans les deux heures qui suivent le lever du soleil.


Pour suivre la formation "piégeage" renseignez-vous auprès de votre Fédération !

LES BATTUES ADMINISTRATIVES

Les battues administratives sont ordonnées par le Préfet ou le Maire d'une commune quand certains animaux sauvages en surnombre causent des dégâts.
Bien qu'elles puissent concerner toutes les espèces, ce sont surtout pour les renards, les blaireaux et les sangliers qu'elles sont organisées.
La battue administrative est une destruction et non une chasse.

AUTRES MOYENS DE REGULATION

Sous certaines conditions, la régulation des animaux classés nuisibles peut être effectuée par :
• l'utilisation d'oiseaux de chasse au vol,
• la vénerie sous terre,
• la destruction à tir.

2 La Fouine

LA FOUINE Martes foina

 

Description

La fouine, mammifère carnivore, appartient à la famille des mustélidés. Elle est présente sur tout le territoire national.

Son pelage se compose de longs poils brun grisâtres à leur extrémité et de poils de bourre gris clair. Sa gorge est ornée d'un plastron blanc, de forme variable qui se prolonge souvent sur les pattes avant.

La fouine est une habile grimpeuse et les pelotes digitales nues luis donnent une meilleure adhérence sur la pierre.

Le dimorphisme sexuel est à l'avantage du mâle qui est un peu plus long et lourd que la femelle.


Tête + corps (cm) Queue (cm) Poids (g)
Mâle 43 à 50 23 à 27 1700 à 2500
Femelle 40 à 50 23 à 25 1100 à 1500


Indices de présence

Il ne serait pas possible de distinguer les traces de la fouine de celles de la martre si cette dernière n'avait pas un système pileux très développé sous les pattes.

La trace des pieds de la fouine mesure environ 3 ,5 x 3 cm.

Les fécès de la fouine mesurent de 4 à 11 cm de long pour une largeur d'environ 1 cm.

Elles sont torsadées, recourbées et se terminent d'un côté par une pointe effilée.

La fouine défèque régulièrement aux mêmes endroits, en particulier à proximité du gîte et laisse également quelques fécès le long de ses axes de déplacement.


Habitat

Fréquentant à l'origine les milieux rocheux, les pierriers et les éboulis de montagne, la fouine s'est parfaitement adaptée à l'habitat humain.

Elle se rencontre fréquemment à proximité des villages, gîtant même dans les greniers et les tas de paille.

La fouine possède un gîte principal dans un endroit quelconque du domaine vital et plusieurs gîtes secondaires.


Régime alimentaire

Le régime alimentaire de la fouine est extrêmement varié, quasi omnivore, ce qui fait considérer la fouine comme un prédateur généraliste voire opportuniste car elle exploite les catégories alimentaires les plus abondantes.

Martes foina consomme des petits mammifères, des oiseaux, des œufs, des fruits, des baies, des insectes, des vers de terre et toutes sortes de déchets abandonnés par les hommes.

Son régime alimentaire est essentiellement carné en hiver et omnivore à dominante frugivore en été et en automne.

Elle consomme environ le dixième de son poids corporel par jour, soit 150 g.


Reproduction

La reproduction de la fouine est caractérisée par le phénomène de l'ovo-implantation différée.

- accouplement : juin à août
- l'œuf fécondé ne s'implante dans la muqueuse que 8 mois plus tard
- naissance : fin mars à mai après une gestation réelle de 56 jours

La fouine n'a qu'une portée par an, comportant de 2 à 7 jeunes avec une moyenne de 3 jeunes par portée.

Les zones de mise bas sont souvent dans la paille et le foin des granges ou des greniers. L'allaitement des petits dure de 3 à 5 semaines. Pendant l'élevage des jeunes, la fouine apporte de nombreuses proies.


Activité

L'activité de la fouine est principalement nocturne. En hiver, elle est plus active de jour probablement à cause de la difficulté de recherche de nourriture.

Ses déplacements quotidiens sont très importants et elle rayonne à une distance comprise entre 500 et 1000 mètres de son gîte.

La distance journalière parcourue peut être de l'ordre de 10 km.

La prise d'activité a lieu dans l'heure qui suit le coucher du soleil et les sorties peuvent durer de 6 à 7 heures.

Le retour se fait généralement avant le lever du soleil.

 

 

3 Le renard

LE RENARD

Le renard est mammifère carnivore, canidé au museau pointu aux oreilles droites et à la queue touffue,  dont l'aire de répartition est la plus étendue.

En France, il est présent dans tous les départements.

 

Description

 

Le renard est un animal de taille moyenne, plutôt bas sur pattes et facilement reconnaissable à son museau allongé, ses grandes oreilles et sa longue queue touffue.

 

 

Tête + Corps

Queue

Poids

Hauteur

Mâle et Femelle

57 à 80 cm

33 à 43 cm

4 à 11 kg

35 à 40 cm

 

Indices de présence

Les traces de pattes ne laissent apparaître que quatre doigts, bien qu'il en ait cinq aux antérieurs et quatre aux postérieurs.

 Par conséquent, la confusion avec celle du chien est largement possible mais le renard a le pied étroit et allongé et les deux pelotes digitales du centre sont disposées plus en avant.

 

Habitat

Vulpes vulpes n'est pas un animal typiquement forestier. On le trouve aussi bien en milieu ouvert qu'en milieu fermé.

 De plus, il est présent dans les milieux les plus divers : il vit aussi bien dans les zones sauvages qu'à proximité ou dans des centres urbains. Il a besoin d'un endroit tranquille à l'abri de l'homme pour son repas diurne.

 Les abris choisis ne sont qu'exceptionnellement des terriers (mise bas, intempéries, refuge.....). Ils utilisent aussi des fourrés, ronciers, souches comme sites refuge.

 

 ♦ Alimentation

Très variée, ses besoins alimentaires sont d'environ 500 g de nourriture par jour et son régime est omnivore.

 Il comprend les rongeurs, les baies, les fruits et les déchets d'origine humaine qui représentent aussi des ressources alimentaires.

 La préférence pour les lapins et les campagnols résulte d'une efficacité particulière de la technique de la chasse en milieu ouvert.

 La chasse s'effectue en patrouillant le domaine vital à la recherche des parcelles favorables qui sont ensuite exploitées intensément.

 

Reproduction

 

Le déclenchement de l'activité sexuelle est lié à la photopériode. L'accouplement a lieu entre le 15 décembre et le 15 janvier et les naissances en mars-avril.

 La durée de gestation est de l'ordre de 52 à 53 jours.

 Le nombre de jeunes par portée varie de 4 à 7 renardeaux qui naissent noirs et aveugles.

 Mais, moins de 50 % des jeunes arrivent à la première année de reproduction.

 

Activité

 

Le renard est un animal généralement nocturne. La facilité d'accès à la nourriture et le dérangement sont les facteurs déterminants pour son rythme d'activité, plus que les contraintes climatiques.

Les déplacements sur le domaine vital (300 à 400 ha) sont réguliers en particulier le matin ou le soir entre les sites de repos et de nourrissage.

 Les excursions nocturnes sont de l'ordre de 10 à 15 km par nuit.

 

 ♦ Avenir

En France, l'espèce vulpine est hors danger, voire en progression sur l'aspect répartition géographique.

En effet, on l'observe de plus en plus en milieu urbain et périurbain.

Le renard peut être vecteur de  maladies transmissibles à l'homme et aux animaux domestiques (rage, leishmaniose, echinoccocose alvéolaire, trichinose).

La vaccination orale de l'espèce contre la rage a été pratiquée par l'ERZ.

 

 

 

 

4 Le Ragondin

LE RAGONDIN : Myocastor coypus

 

Introduit à la fin du 19ème siècle en provenance d'Amérique du Sud, le ragondin a colonisé une large partie de l'hexagone, à l'exception de la Corse et des milieux montagnards.

Ce gros rongeur de teinte gris-brun est facilement reconnaissable à ses grandes moustaches et à ses longues incisives orangées.

On observe que ses pattes arrières sont palmées à l'inverse de ses antérieurs. Le Myocastor possède une queue arrondie mesurant de 30 à 40 cm.

La femelle est pourvue de mamelons dorso-latéraux qui lui permettent, le cas échéant, l'allaitement des jeunes dans l'eau.

− Poids : 5 à 10 kg
− longueur : 40 à 60 cm + 30 à 45 cm de queue
− nombre de portées / an : 1 ou 2
− nombre de jeunes : 2 à 7 par portée
− Activité : nocturne et diurne ; son activité est plutôt diurne et discrète.

Habitat 

Rongeur semi-aquatique, le ragondin l'accommode de nombreux types de zones humides. On le rencontre autour des plans d'eaux calmes et des rivières à courant lent, où la végétation est abondante.

Généralement, il creuse son gîte dans les berges, sous les racines d'arbres ou en élargissant un ancien terrier de rat musqué. Son terrier est peu profond et en cul de sac. Dans certaines régions, il s'aménage des gîtes à l'air libre tapissés de feuilles de roseaux, de graminées ou de carex, sur lesquelles il s'installe pour décortiquer les épis de graminées et de maïs.

Dans les milieux cultivés, il n'hésite pas à fourrager dans les cultures, en particulier dans le maïs, où ses dégâts peuvent être importants.


Alimentation

Le ragondin consomme de nombreuses plantes aquatiques, en adaptant son régime alimentaire à la saison :
- printemps : joncs, carex, pousses de roseaux ;
- été : graminées, céréales (surtout le maïs), lentilles d'eau ;
- automne : graminées et épis de maïs ;
- hiver : racines et des jeunes écorces.


Reproduction

La reproduction a lieu toute l'année mais surtout en fin d'hiver et au début de l'automne.

Après 128 à 132 jours de gestation, la femelle donne naissance de 2 à 7 jeunes par portée.


Avenir

Malgré une forte pression de régulation réalisée par le piégeage, l'espèce est en pleine expansion démographique sur tout le territoire national (milieu agricole ou périurbain)

Le ragondin commet de nombreux dégâts aux cultures et aux berges des rivières, des canaux et des étangs.

 

l'Etourneau sansonnet

L'ETOURNEAU SANSONNET : Sturnus vulgaris

 

Oiseau commensal de l'homme, Sturnus vulgaris a une queue courte et un long bec pointu.

Le vol de l'étourneau est direct, rapide, montrant des ailes pointues.


Description

De la taille du merle noir, son plumage est noir parsemé de brun. A la lumière, il apparaît des reflets violacés bleutés.

Son bec est noir à sa base puis jaune de la moitié à l'extrémité des mandibules.

Ses pattes sont orangées.

Il se distingue du merle par sa vie sociable car plusieurs milliers d'individus peuvent se rassembler et former de véritables « nuages noirs ».


Habitat

L'étourneau fréquente les zones cultivées, les lisières des bois, les parcs et les villes.


Alimentation

Le régime alimentaire de Sturnus vulgaris se compose de graines, de baies et de feuilles.

Il apprécie aussi le maïs ensilage qui à l'origine est destiné à l'élevage bovin. Cette ressource alimentaire est complétée par le pillage des vergers (cerisiers, pommiers,...), des vignobles et des oliveraies.


Reproduction

Le nid est confectionné dans des trous d'arbres et à l'intérieur d'édifices bâtis.


Activité

Cet oiseau peut être sédentaire, erratique et migrateur. Dans le troisième cas, en automne et en hiver, les oiseaux se rassemblent en grandes colonies bruyantes qui peuvent hiverner en France ou gagner l'Afrique du Nord.


Avenir

Il occasionne de nombreux dégâts :
- pollution sonore lors des rassemblements d'oiseaux,
- destruction des arbres et arbustes supportant un poids important (rassemblement sur un même arbre),
- pollution organique (milieu aquatique pollué lorsqu'une roselière est utilisée comme zone dortoir),
- nuisances olfactives en milieu urbain (déjections abondantes et corrosives souillant les sites de façon désastreuse).

Pour remédier à ces inconvénients, différentes techniques sont utilisées :
- effarouchement acoustique (enregistrement de cris de détresse), déplacement du problème vers un autre site,
- épandage de produits chimiques sur les dortoirs, coût élevé,
- piégeage : la régulation de cette espèce est faiblement réaliséesur l'ensemble du territoire français),
- la chasse : seuls les nouveaux permis tirent sur cet oiseau, peu de résultats.

Les effectifs de population de Sturnus vulgaris augmentent d'année en année et leur présence sur certaines zones représente un réel problème. En conséquence, cet oiseau au plumage pointillé de vert redingote est hors danger d'extinction pour les années à venir.

 

La corneille noire

LA CORNEILLE NOIRE : Corvus corone corone

 

Toute noire avec des reflets verts à la lumière, la corneille a un vol lent et régulier ; elle plane rarement.

Pouvant vivre jusqu'à 70 ans, cet oiseau vit en couple uni à vie et peut se regrouper le soir en dortoir.


Description

Oiseau de taille moyenne, elle mesure 46 cm et l'envergure de ses ailes atteint une dimension de 95 cm.

A l'inverse de son cousin le corbeau, Corvus corone corone possède un puissant bec noir garni de poils à la base.


Habitat

La corneille noire fréquente les plaines cultivées et habitées avec des arbres, les marais et les rivages.

Elle utilise aussi les terrains boisés, les forêts claires. Les décharges publiques représentent un potentiel alimentaire non négligeable pour cette espèce.


Alimentation

Son régime alimentaire est constitué d'insectes, de vers, de limaces, de souris, de produits céréaliers et de baies forestières.

Pilleur de nids incontestable, cet oiseau recherche aussi les oisillons de perdrix, de faisans ou de canards, les lapereaux et les levrauts.

Dotée d'une vue perçante, posée sur un arbre, Corvus corone corone peut détecter ses proies à plusieurs mètres. A l'aide de son puissant bec, elle tue les animaux repérés puis les consomme sur place.


Reproduction

Les corneilles noires atteignent leur maturité sexuelle à l'âge de deux ans.

Le couple (uni à vie) s'accouple à partir de février. La femelle alors fécondée pont ses œufs (4 à 5) de mars à juin.

Elle les couve pendant une durée de 18 à 21 jours. Les jeunes corneilles sont nidicoles pendant 30 à 35 jours, puis prennent leur premier envol.


Avenir

Espèce hors danger.

 

 

La pie bavarde

LA PIE BAVARDE : Pica pica

Espèce facilement reconnaissable par son plumage qui se constitue de noir et de blanc.

Dans la nature, aucune confusion avec une autre espèce n'est possible.


Description

Pica pica possède un bec puissant et une queue pouvant atteindre 15 à 20 cm.

Ce corvidé mesure 46 cm de long et l'envergure des ailes s'étend jusqu'à 60 cm.

Son plumage panaché de blanc et de noir a fréquemment des reflets vert bleuté.

Les pattes de la pie sont entièrement noires et se terminent par des doigts puissants.


Habitat

On l'observe dans des milieux divers et variés tels que les bocages, les zones agricoles, les buissons, les parcs, les jardins et de plus en plus en milieu urbain et périurbain.


Alimentation

Espèce commensale de l'homme, la pie bavarde est un oiseau omnivore au même titre que les corbeaux.

Son régime alimentaire se compose de fruits, de graines, d'insectes, d'œufs et charognes.

Les oisillons et les diverses petites proies (petits rongeurs) constituent aussi une ressource alimentaire.


Reproduction

La pie vit en couple uni à vie. Elle niche aussi bien dans les grands arbres que dans les buissons. La ponte des œufs s'étend de la période d'avril à juin et après 17 à 18 jours d'incubation, les 5 à 6 œufs de la couvée éclosent.

Afin d'optimiser la réussite de la couvée, la pie confectionne un toit de branchettes sur le nid.

Les petits restent au nid pendant 22 à 27 jours, puis prennent leur envol.

Ce méfiant et bruyant corvidé ne réalise qu'une seule couvée par an.

Avenir

La pie bavarde est une espèce hors danger d'extinction.

 

 

Le corbeau freux

LA CORNEILLE NOIRE : Corvus corone corone

 

Toute noire avec des reflets verts à la lumière, la corneille a un vol lent et régulier ; elle plane rarement.

Pouvant vivre jusqu'à 70 ans, cet oiseau vit en couple uni à vie et peut se regrouper le soir en dortoir.


Description

Oiseau de taille moyenne, elle mesure 46 cm et l'envergure de ses ailes atteint une dimension de 95 cm.

A l'inverse de son cousin le corbeau, Corvus corone corone possède un puissant bec noir garni de poils à la base.


Habitat

La corneille noire fréquente les plaines cultivées et habitées avec des arbres, les marais et les rivages.

Elle utilise aussi les terrains boisés, les forêts claires. Les décharges publiques représentent un potentiel alimentaire non négligeable pour cette espèce.


Alimentation

Son régime alimentaire est constitué d'insectes, de vers, de limaces, de souris, de produits céréaliers et de baies forestières.

Pilleur de nids incontestable, cet oiseau recherche aussi les oisillons de perdrix, de faisans ou de canards, les lapereaux et les levrauts.

Dotée d'une vue perçante, posée sur un arbre, Corvus corone corone peut détecter ses proies à plusieurs mètres. A l'aide de son puissant bec, elle tue les animaux repérés puis les consomme sur place.


Reproduction

Les corneilles noires atteignent leur maturité sexuelle à l'âge de deux ans.

Le couple (uni à vie) s'accouple à partir de février. La femelle alors fécondée pont ses œufs (4 à 5) de mars à juin.

Elle les couve pendant une durée de 18 à 21 jours. Les jeunes corneilles sont nidicoles pendant 30 à 35 jours, puis prennent leur premier envol.


Avenir

Espèce hors danger.

 

Le Lapin de garenne

 

Le Lapin de Garenne - Oryctolagus cuniculus

 

Description

 

Petit mammifères de l'ordre des lagomorphes et de la famille des léporidés, ils ne sont pas des rongeurs. Ils s'en différencient par plusieurs critères dont la présence à la mâchoire supérieure d'une deuxième paire d'incisives, plus petite et situées à l'arrière des premières.

Sa taille augmente du sud au nord ainsi qu'avec l'altitude, en même temps que diminue l'intensité de la coloration de son pelage.

Le poids moyen des adultes en hiver varie d'environ 1200 g dans le Sud-est à 1400 g dans le Centre et l'ouest et 1600 g dans le nord ou certains individus atteignent près de deux kg.

La longueur moyenne du corps et de l'ordre de 42 cm (38 à 46 cm) et celle des oreilles de 7 cm (6,5 cm à 7,5 cm).

Pour le lapin de Garenne, il n'y a pas de dimorphisme sexuel entre les deux sexes. Seul un examen des organes génitaux externes (animal en main) permet de les différencier.

 

 ♦ Indices de présence

- Les grattis sont de petites concavités creusées à la surface du sol, de 5 à 15 cm de profondeur et de longueur.

- Les empreintes (sur un sol assez ferme) des pattes arrières mesurent de 4,5 cm sur 2,5 cm (contre 6 cm sur 3,5 cm pour le Lièvre).

- Les crottes sont produites en très grandes quantités (500 à 800 par jour), o, les trouve à l'entrée des terriers, sur les coulées, les grattis et les rabouillères. Certaines d'entres-elles sont imprégnées d'un mucus odorant et déposés par les lapins d'un même groupe sur les latrines. Les dépôts sont moins fréquents pour les dominés. Une latrine peut contenir plusieurs centaines voire plusieurs milliers de crottes.

 

♦ Habitat

L'espèce est présente en France en dessous de 1500 mètres et dans des milieux très divers. Toutefois, le lapin a besoins de trois éléments indispensables : un sol profond et filtrant, des garennes ou des couverts pour installer des gîtes et des sites d'alimentation.

La Garenne se constitue de terriers, très souvent interconnectés. Les plus simples se composent  d'un terrier et de deux entrées. La profondeur moyenne d'une garenne est de 0,5 à 1 mètre au maximum, elle varie bien entendue avec la nature du sol.

 

♦ Régime alimentaire

Le régime alimentaire du lapin est strictement herbivore du type opportuniste. Sa préférence va aux graminées, notamment cultivées.

Aussi, les écorçages, la consommation de bourgeons, de pousses de vignes, de jeunes arbres et de quelques fruits ou légumes sont fréquents chez Oryctolagus cuniculus. Lorsqu'il y a forte concentration d'individus sur un même secteur, on observe un front d'abroutissement caractéristique de l'espèce sur certaines parcelles en végétation.

 

♦ Reproduction

La reproduction du lapin de Garenne, en France, a lieu toute l'année. Cependant, la période principale des naissances débute fin janvier - début février et se termine vers le mois de septembre selon les conditions climatiques.

La capacité de reproduction du lapin est forte. On observe en moyenne qu'une lapine donne naissance à 10 / 15 lapereaux en 2 à 5 portées de 3 à 5 jeunes par an.

Gestation : 30 jours environ, la lapine peut être saillie dès le jour de la mise bas puis tous les 7 jours s'il n'y a pas eu fécondation.

Naissances : dans une rabouillère, petit terrier à entrée unique de 50 à 80 cm de long. La femelle y confectionne un nid avec de l'herbe sèche et des poils.

Allaitement : un mois environ, puis l'alimentation devient identique à celle de l'adulte

 

♦ Rythme d'activité

L'activité du lapin de Garenne est principalement nocturne, mais aussi crépusculaire et matinale, les principales période de repos (au terrier ou au gîte) et d'activité ne sont pas continues. Durant la nuit l'activité est entrecoupée de petits épisodes de repos et il est rare que plus des 2/3 des animaux soient actifs en même temps/

30 à 60 % du temps est réservé à l'alimentation, jusqu'à 20 % aux relations sociales et le reste à la toilette et la « farniente »

 

 Avenir

Certains facteurs agissent fortement sur les populations, ils sont :

- Les maladies : V.H.D. (Viral Haemorrhagic Disease),

- Myxomatose.

- Les travaux de récolte (fauche, etc.)

- Les brûlages ou écobuages, etc.

- Les infrastructures routières.

Le Rat musqué

LE RAT MUSQUE : Ondatra zibethicus

 

Le rat musqué est originaire d'Amérique du Nord.

Actuellement, toute la France est colonisée à l'exception de la Corse par cette espèce.

Cet animal présente l'allure d'un gros campagnol. Deux particularités le caractérisent :
- une queue noirâtre couverte d'une peau écailleuse, aplatie latéralement ;
- les doigts des pattes arrières sont légèrement palmés.

Le rat musqué est un très bon nageur.

− Poids : 1 kg au plus
− Longueur : 30 à 50 cm ; queue : 20 à 25 cm
− Pelage : dos brun foncé uni ; ventre plus clair
− Nombre de portées/an : 2 à 3
− Nombre de jeunes par portée : 6 à 7
− Activité : nocturne et diurne

Habitat

Le rat musqué creuse des terriers bien structurés. L'hiver, l'entrée des terriers est au dessus de la surface de la glace ; l'été, elle se situe sous le niveau de l'eau.

La galerie à un diamètre de 15 à 18 cm.

Les animaux peuvent demeurer à une dizaine d'individus (jeunes et adultes) dans le même terrier.


Alimentation

Ondatra zybethicus dévore des tubercules et des plantes aquatiques qu'il sectionne au bas de la tige. Il consomme aussi la végétation se développant sur la berge (graminées, jonc, carex).

Cette espèce apprécie aussi la nourriture animale comme les mollusques, les écrevisses, les pontes et larves d'amphibiens.

En fin d'été, il recherche particulièrement le maïs.

Dans certaines conditions du milieu (marais), le rat musqué édifie des huttes qui sont des amas de plantes de 2 mètres de diamètre et d'une hauteur hors d'eau de 0,5 à 1,5 mètres.

A proximité de la hutte principale, d'autres plus petites sont utilisées comme salle à manger ou abris secondaire en cas de nécessité.

 

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